Bonjour, bonsoir & bienvenue.

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Ceci est une fiction . Je l'ai écrite d`abord pour le plaisir d`écrire & ensuite pour le plaisir d`inventer une histoire , des personnages & tout ce qui va avec . Je vous souhaite donc , comme le veut la tradition : une bonne lecture .



' Amy .


/!\ Fiction NON Tokio Hotel /!\

# Posté le dimanche 04 janvier 2009 06:32

Modifié le lundi 04 mai 2009 12:41

Prologue .

Prologue .
Adiicted.

Rappel : Cette fiction n'a rien à voir avec Tokio Hotel .

-Prologue -





Lili,

J'ai beaucoup réfléchi sur ce qui c'était passé, et je pense qu'il vaut mieux pour nous que je m'éloigne quelques temps pour que tous les deux, nous réfléchissions à tout ça. Ne m'en veux pas, pitié. Essaie de me comprendre. Je suis perdu, je ne sais même pas ce que je dois faire à part ça. Alors s'il te plaît, ne pleure pas, et prend bien soin de toi, et de Lennie. A plus tard,

S.


(( Lettre banale de rupture, vous allez me dire ))

Je me suis toujours fait plaquer. Je n'étais pas capable de garder un amoureux plus de deux mois. Il faut dire aussi que ce qui les attirait, c'était surtout mon physique, et pas ma personnalité, car voilà, je n'en avais pas. Mademoiselle sans personnalité, voilà comment mes amis m'appelaient pour me taquiner, et ils n'avaient d'ailleurs pas tort. Déjà toute petite je suivais les modes idiotes, j'essayai en vain d'appartenir à des groupes, ou des clubs, de ressembler à tout le monde, quoi. Me fondre dans la masse m'avait toujours rassuré, m'avait toujours éloigné de la vraie vie, celle où, quand on grandit, on a des responsabilités, celle où on quitte ses parents, sa petite maison et ses habitudes d'enfant.

Mais lui, c'était différent. Je l'aimais passionnément, et cette lettre, cette fichue lettre, ce ramassis de mots, cette suite de lettres qui n'avaient pour moi qu'un sens, je l'ai trouvée un jour posée sur la table de la cuisine de mon petit studio et m'a fait l'effet d'un poignard. J'en ai pleuré durant de nombreux jours et semaines. J'avais d'ailleurs emménagé chez ma meilleure amie quelques semaines de peur de me retrouver seule, sans lui. Il formait un énorme vide, sans lui je n'étais rien. Je m'étais habituée à sa présence, à ses habitudes. Au fait qu'il ne buvait jamais de lait, qu'il ne supportait pas le foot –ce qui m'arrangeait amplement-, qu'il était fan de Bob Marley, que sa couleur préférée était le rouge, et qu'il était allergique au chlore, ce qui nous avait posés quelques problèmes pour aller à la piscine, qu'il me surnommait Lili, et que j'interdisais à tout le monde de m'appeller comme ça, il n'y avait que lui qui en avait le droit. En bref, j'étais bien avec lui et je voulais que rien ne change, que tout reste comme ça à vie.

D ans nos moments de délires, allongés dans l'herbe verte du jardin des plantes, nous nous imaginions dans une grande maison, avec nos deux enfants et mon chat, Lennie. Quelles conneries. Quels projets bidons, quels promesses non tenues, quelle naïveté, à cet âge-là. A 17 ans, nous n'étions pas sérieux, c'est vrai. Aujourd'hui j'en ai 18 et je vis seule dans mon même studio, avec mon même chat. Eux sont restés les mêmes, ne m'ont pas lâché. Je me rappelle aussi quand nous nous couchions sur mon grand lit et que je plongeais mon visage dans ses boucles chocolat, et que leur senteur me procurait l'effet d'appartenir à un autre monde, seule, avec lui. Qu'il caressait les miennes, aussi chocolat que les siennes. Nous nous ressemblions oui. Et pas seulement parce que nous avions les même cheveux. Nous écoutions la même musique et nous formions un jeune couple parfait. Beaucoup de filles m'enviaient, c'est vrai. Mon amoureux était le beau Simon, avec son air fougueux et mystérieux, ses cheveux en bataille, ses jeans troués et ses chemises sexy. Mais avec lui je n'avais plus peur de la solitude, je me foutais de tout les gens qui nous regardaient de travers parce que nous nous éclations. D'ailleurs, il m'avait totalement métamorphosé. Mon attitude avait radicalement changé ainsi que ma personnalité –j'étais devenue beaucoup plus sûre de moi, et je me fichais des avis des autres- et mon apparence physique.
J'avais troqué mes cheveux lisses de pimbêche pour mes boucles naturelles que j'avais du mal à accepter autrefois, mes jeans à la mode contre des trucs décontractés que je customisais moi-même ; en bref, j'étais bien dans ma peau, heureuse de vivre pour la première fois, et pour moi c'était lui, et rien que lui. Ma raison de vivre était lui, celui à qui je pensais tout le temps c'était lui, les bras dont je rêvais étaient les siens, la voix que je voulais entendre sept jours sur sept, c'était la sienne : j'étais follement amoureuse et dépendante de Simon, mon petit copain de l'époque. L'époque, oui. Car aujourd'hui tout était finit, Simon était parti rejoindre sa famille et poursuivre ses études là-bas, et m'avait laissé seule.

I l * m'avait quitté, oui. Mais pas seulement sur un coup de tête. Il s'en était passé des choses. Il y avait eu cette Priscilla, qui l'avait délibérément dragué sous mes yeux avec qui il m'avait trompé à deux reprises, mais j'avais encaissé, j'avais pardonné, parce que je l'aimais. Mais il faut croire qu'au bout de 4 mois de pur bonheur, la passion amoureuse qui nous unissait autrefois n'était plus réciproque, et il avait décidé de partir, comme je vous l'ai dit. Il y avait aussi eu le jour où il ne venait plus en cours, où il ne me donnait plus de nouvelles, où je n'existais plus pour lui. Et là aussi, quelques jours après il était revenu en s'excusant et là aussi, j'avais pardonné. Parce que je l'aimais. Je n'ai pas tout dit, nous avons vécu d'autres moments difficiles, mais les réciter me fait toujours du mal, alors je m'arrête là.

Je vous ai raconté l'essentiel de mon existence, car pendant longtemps, mon existence, c'était lui. Maintenant je n'étais plus rien, je vivais pour vivre.

Je m'appelle Lisa, et je ne suis rien
.



# Posté le dimanche 04 janvier 2009 07:06

Modifié le lundi 04 mai 2009 12:43